L’Alcoolémie : Définition, réglementation et sanctions !

L’alcoolémie désigne le taux d’alcool présent dans le sang. En effet, elle est mesurée en grammes d’alcool pur par litre de sang, des fois elle est mesurée en milligrammes par 100 ml de sang. Une autre méthode de mesure est celle en milligrammes d’alcool par litre d’air expiré. Ces valeurs sont très différentes. Un gramme d’alcool pur par litre de sans est l’équivalent d’un demi milligramme par litre d’air expiré.

L’alcoolémie dépend de la masse corporelle de l’individu et de son sexe. A vrai dire, le temps depuis l’ingestion et la présence d’aliments dans l’estomac influe grandement sur l’alcoolémie.

L’augmentation de l’alcoolémie :

Elle augmente de 0.20 g/l à chaque verre : chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool dans le sang. Ce taux peut augmenter de 0.25 g/l, selon la nature du consommateur : en parlant du volet sécurité routière, ce taux peut augmenter en fonction de l’état de santé, le degré de fatigue ou de stress, le tabagisme ou tout simplement les caractéristiques physiques de chaque personne. Pour les personnes les plus minces, les femmes ou les personnes âgées, chaque verre peut représenter un taux d’alcoolémie de 0.3 g/l de sang.

En outre, la majeure partie de l’alcool ingéré transite vers la circulation sanguine plus précisément au niveau de l’intestin. Il est ensuite progressivement éliminé par le foie. Quant à la vitesse de dégradation, elle s’avère constante chez un individu donné : d’un adulte à l’autre, cette vitesse peut varier de 0.1 à 0.15 gramme par litre de sang chaque heure. Donc en moyenne, il faut au foie une heure et demi  pour dégrader et de débarrasser l’alcool contenu dans un verre mais cette valeur est généralement doublé chez les individus précités.

La sécurité routière a prévenu les citoyens et conducteurs qu’aucune recette de grand-mères ne permet une élimination plus rapide d’alcool : la recette la plus connue est une ingestion de café salé et d’une cuillère d’huile.

La question qui se pose à ce niveau est la suivante :

Que prévoit la loi en cas de conduite sous l’emprise d’alcool ?

En cas d’infraction :

Si vous conduisez avec un taux d’alcool compris entre 0.5 g/l et 0.8 g/l de sang, vous risquez de payer une amende de 135 euros avec un retrait de 6 points sur votre permis de conduire. Des sanctions spéciales sont prévues pour les jeunes conducteurs. Ces derniers détiennent un permis probatoire pour une durée de 3 ans, avec un capital de 6 points. Vous pouvez donc perdre une fois pour toute votre permis de conduire si vous conduisez votre véhicule en état d’ivresse.

En cas de délit :

Les sanctions prévues sont encore plus grave que ceux en cas l’infraction. Conduire avec 0.8 grammes d’alcool par litre de sang ou plus est un délit puni par la loi, ce qui veut dire que vous pouvez être jugé devant «un tribunal. Vous risquez également dans ce cas une suppression de 6 points sur votre permis de conduire, en plus d’une suspension ou une annulation de 3 ans du permis. Quant aux peines pécuniaires, il est prévu une amende de 4500 euros et une peine privative de liberté de 2 ans de prison.

Ces infractions peuvent engendrer des blessures involontaires, dans le cas d’incapacité de travail de la victime pendant une durée de 3 mois ou plus causées par un état d’alcoolisation élevé, l’amende peut atteindre 45 000 euros, avec une perte de 6 points du permis de conduire, en plus d’une suspension de 10 ans du permis et une peine allant jusqu’à 3 ans de prison. Un deuxième cas de figure peu se présenter, c’est celui où l’incapacité de travail est supérieur à 3 mois, l’amende d’élève à un montant de 75 000 euros et une peine de prison allant jusqu’à 5 ans.